Camp de prisonniers de guerre de Quedlinburg

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Le Tuyau nous permet de mieux comprendre, par certains articles, comment se vivait la captivité et les problèmes qu'elle engendre. Qui faisait la cuisine?

"Ah ! Elles sont bien drôles nos petites familles et comme elles ressemblent peu à celles que nous avons là-bas en France. Elles sont généralement à deux ou trois personnes, rarement à quatre. Dans chacune il y a la femme. On choisit pour cela la plupart du temps un camarade débrouillard et débarré, qui s’entend à merveille à allumer du feu, à ouvrir les boîtes de conserves, à faire du bon café, de bonne soupe, qui excelle grâce à son audace, à obtenir du (censure), qui connaît les bons endroits, qui sait ou trouver du bois, du sel, de l’huile, en un mot c’est un "Démerdard"; il sait aussi ne jamais aller en corvée et grâce à lui le dîner est prêt, la cuisine est bonne. C'est lui qui s'occupe des colis, il sait ce qu'il manque et ce qu'il y a de trop, ce qui est bon et ce qui est mauvais. C'est le ministre de l'intérieur. Les autres camarades ce sont les maris, ils ne s'occupent de rien; quand ils arrivent du travail, c'est pour se mettre à table et dire si tout est à leur goût, puis ils mangent tout leur saoul et après cela ils allument un cigare en laissant à Madame le soin de leur servir un délicieux moka." Extrait du Tuyau numéro 2 page 3 (22 juillet 1915)

Comment vivait-on l'absence des femmes?

"La continence n'est pas toujours une vertu, c'est quelquefois une contrainte ou une nécessité. Les principaux continents, outre les cinq grands que tout le monde connaît sont, à ce titre définitif: les Abélards, les gardiens du sérail et certains chanteurs fort réputés; et à titre provisoire, les vannés, les fauchés, les athlètes désireux de parfaire leur forme et les prisonniers.(…) on ne traverse pas impunément quinze mois de ce régime anormal." Extrait du Tuyau numéro 21 page 2  (2 décembre 1915)

 

 

© Davye CESBRON

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