Camp de prisonniers de guerre de Quedlinburg

Accueil

 

Le camp

L'arrivée

La vie au camp

L'intérieur

La monnaie

La nouriture

L'hygiène

Les corvées

La correspondance

Les Loisirs

Relations entre prisonniers

La maladie

La mort

 

Les gardiens

 

Les prisonniers

Les nationalités

Portraits

Liste patronymique

 

Le journal de camp "Le Tuyau"

 

Le rôle économique du camp pour la ville

 

Galerie photos

 

Remerciements

 

Où chercher?

 

Contact

 

La nouriture

 

Dans le camp, de la nourriture était servie par les autorités:

"Pour l'histoire et pour ceux de nos lecteurs qui mangent leur soupe sans se rendre compte de ce qu'ils savourent, voici l'un des menus officiels de la semaine passé:

 

Matin

Soir

Dimanche

Haricots verts

Mouton

Pommes de terre

Lundi

Orge

Boeuf

Potage salé

Mardi

Poisson

Pommes de terre

Riz aux fruits secs

Mercredi

Carottes

Porc

Pommes de terre

Harengs saurs

Jeudi

Purée pommes

Boeuf

Orge

Vendredi

Poisson

Pomme de terre

Fèveroles

Samedi

Haricots

Mouton

Semoule de maïs

Extrait du Tuyau n°5, page 4 (12 août 1915)

 

Les fouilles ont démontrée que le poisson provenait essentiellement de l'Atlantique Nord et était séché. La viande quand à elle, ressemblait essentiellement à de la farine d'os. On mélangeait cela à de l'eau et on obtenait un bouillon plus ou moins appétissant:

"C'était en novembre 1914 au camp de Quedlinburg. Depuis un mois déjà, quoique partout alors en Germanie on regorgeât de vivres, nous n'avions pour toute nourriture, outre le pain et la décoction de glands grillés du matin et du soir, qu'une simple soupe à midi. Quelle soupe! Les quelques pommes de terre pourries qui nous étaient allouées étaient, après un lavage sommaire au robinet, versées non épluchées dans les marmites. Quelques carottes fourragères s'y ajoutaient avec leurs fauves et coriaces pelures, et la viande qui cuisait dans ce bouillon, aussi noir que l'eau fétide d'un égout, n'était, pour la plupart du temps, que de la tête de cheval avarié. L'odeur de cette "tambouille" était telle que nous étions parfois, pour ne point trop  empuantir la chambrée et parvenir tout de même à manger, obligés de la servir en plein air." Témoignage extrait du livre Un camp de représailles de Mario MEUNIER

On le comprend aisément, les français évitaient de s'alimenter avec la nourriture servie. Ils se sont, comme le montre le témoignage de Chausson, principalement nourris grâce aux colis de nourriture envoyés par leurs familles, les marraines de guerre, ou certaines oeuvres de bienfaisance.

Ils avaient également la possibilités d'acheter des vivres à la Kantine (sucre, limonade, jambon cigarettes...). Mais, les prix pratiqués étaient en général assez élevés.

Le camp de Quedlinburg avait une particularité: sa boulangerie.

 A gauche : le commandant, examine le pain; devant, à droite:  le directeur responsable;  dans l'arrière-plan: boulangers français.

Boulangers français

 

© Davye CESBRON

contact@camp-de-quedlinburg.fr