Camp de prisonniers de guerre de Quedlinburg

Accueil

 

Le camp

L'arrivée

La vie au camp

L'intérieur

La monnaie

La nouriture

L'hygiène

Les corvées

La correspondance

Les Loisirs

Relations entre prisonniers

La maladie

La mort

 

Les gardiens

 

Les prisonniers

Les nationalités

Portraits

Liste patronymique

 

Le journal de camp "Le Tuyau"

 

Le rôle économique du camp pour la ville

 

Galerie photos

 

Remerciements

 

Où chercher?

 

Contact

Eisenbahnmeisterei  à Aschersleben

Eisenbahmeisterei signifie "direction générale des chemin de fer"

Aschersleben est située à 22 Km de Quedlinburg, 26 Km de Atzendorf et à 16 Km de Stassfurt.

Voici le rapport de la délégation espagnole sur ce détachement de travail.

Attention: les passages en rouge dans la transcription apparaissaient en gras dans l'original.

Détachement de travail de la Eisenbahnmeisterei d'Aschersleben (province de Saxe)

Dépendant de Quedlinburg

Visite du 17 janvier 1917

Nombre de prisonniers: 29 Français, 2 Russes.

Ils occupent 4 pièces à sol cimenté d'un pavillon en pierre. Dans chaque pièce il y a un poêle, un seau à eau, des tables, des bancs, 5 cuvettes, des lits en bois superposés pourvus de paillasses, d'oreillers et de deux couvertures. L'éclairage est électrique. Il y a une salle de douches qu'ils utilisent chaque semaine et des lieux d'aisance en bon état.

Les effets ne sont jamais désinfectés, et dans les lits et les paillasses, il y a beaucoup de punaises et de puces. Il y a un atelier de cordonniers.

Les dimanches et quelques autres jours, ils peuvent aller se promener. Le règlement journalier est le suivant: appel à 6 heures et demie; à 7 heures, départ pour le travail qui dure jusqu'à 17 heures, avec une pause d'une heure à midi pour le repas. A 21 heures, on sonne l'extinction des feux.

Les prisonniers qui, tous sans exception, ont à leur disposition des assiettes et des cuillères, se plaignent de la nourriture et spécialement des pommes de terre qui sont toujours pourries. Ils ne mangent ni viande, ni poisson. Dans la cantine, il n'y a que des limonades, et d'autres boissons non-alcoolisées, et les prisonniers ne peuvent rien acheter en dehors du camp.

Les vêtements et les chaussures sont en bon état et à la charge de la Compagnie; la Commandatur fournit les uniformes et les capotes. Quelques prisonniers ont des galoches pour le travail, en dehors de leurs souliers. Ils réclament des chemises et des caleçons.

Le médecin ne vient pas les voir, mais celui qui se fait porter malade va le consulter, soit à pied, soit en voiture. Il n'y a pas de provisions de médicaments; mais la Compagnie fait acheter dans une pharmacie voisine les remèdes prescrits par le médecin. Le jour de la visite, deux Français étaient malades: l'un avait la grippe, et l'autre une bronchite peu grave. Les victimes d'accidents du travail sont envoyées au camp de Quedlinburg.

Les prisonniers n'ont à pas subir de mauvais traitements; ils se montrent reconnaissants de la conduite des employés des la Compagnie et satisfaits des hommes de garde.

Les lettres arrivent avec une différence de vingt à vingt-cinq jours entre la date de l'expédition et celle de la livraison; pour les colis, cette différence est d'un mois. le pain arrive bien et régulièrement; les prisonniers en accusent réception en signant sur une liste.

Ils gagnent 0M 70 par jour, se distraient par quelque livre ou périodique, et font un peu de musique.

Il n'y a pas de service religieux. Il y a dix nécessiteux qui ne désirent rien.

A part l'alimentation, il n'y a pas de réclamation.

Bonne impression.

J'ai visité le camp en compagnie d'un officier allemand et j'ai parlé en particulier avec les prisonniers.

 

 

 

© Davye CESBRON

contact@camp-de-quedlinburg.fr